Guillemette HAMON
PORTRAITS SENSIBLES 
 
 
Peindre le portrait d’un être cher, quoi de plus naturel et classique. Il suffit de portraiturer les traits essentiels afin d’obtenir l’image et la ressemblance de la personne choisie. Le portrait ainsi réalisé garde matériellement le souvenir de l’apparence d’un être cher. 
Dans l’énoncé de ce qui précède rien de novateur. La trace de l’apparence fugitive perdure ainsi dans le temps. Si en effet le visage est le lieu du corps qui est souvent sélectionné pour cet exercice pictural du portrait, GUILLEMETTE, peintre, nous présente dans ses toiles un angle d’intention et de présentation très différentes, que je qualifierais d’ORIGINAL.  
À la manière des collages-cubiste, elle dispose ensemble des procédures d’assemblages diverses, créant ainsi son style. En effet, se côtoient le dessin, l’illustration, la peinture, la photographie, l’imaginaire et la logique créatrice, le tout dans une organisation plastique maîtrisée. 
 
Ce qui est ORIGINAL et remarquable dans cette création de portraits sensibles tient dans l’accent mis à privilégier certains objets familiers et intimes, forts et essentiels appartenant à la vie de chaque personne de chaque portrait.  
SENSIBLE est le mot juste et pertinent pour signifier la valeur mystérieuse de chaque objet relié à l’identité unique de chaque portrait. 
Ne cherchons pas dans ces peintures une logique habituelle du réel. Bien au contraire, c’est un nouvel univers qui se réfère à une logique de l’imaginaire où chaque spectateur est invité à entrer dans le rêve. 
Un SECRET émane du dispositif scénique des éléments et provoque une interrogation diffuse où l’indicible est présent. 
Le blanc pur de l’espace de la toile nous rappelle que ces PORTRAITS SENSIBLES, réels et rêvés, familiaux et amicaux, ne sont là que pour faire apparaître la présence d’une pureté qui enveloppe les choses immobiles, en devenant la poésie de la LUMIERE. Objets personnels, portraits et lumière s’accordent en vue d’une histoire humaine, comme signe d’une présence ineffaçable dans les souvenirs du Peintre GUILLEMETTE HAMON. 
 
Gérard D’ARTOIS